Lieu-dit "Sur Waha", près de Hotton, BelgiqueLa photo du mois vous emmène sur les hauteurs de Hotton, un village près de chez moi en Belgique, dans la forêt, au lieu-dit « Sur Waha », au premier jour du printemps 2014. Ce jour-là, j’étais partie marcher seule. J’aime marcher. Être dans la nature me procure de la joie et du bien-être. Sentir les odeurs de la forêt qui sort de l’hiver, le vent frais, les rayons du soleil sur ma peau, regarder les paysages vallonnés de la Famenne, des pâtures, des champs et des forêts. Entendre le bruit des branches qui craquent sous mes pas. Me sentir légère en marchant sur le sol forestier, si particulier, comme un tapis de mousse. Être à l’écoute des moindres bruits : le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux, la fuite d’un animal sauvage, un tracteur au loin, une vache qui meugle. Je chéris ces moments où je suis seule dans la nature, en silence, la tête vide de préoccupations. Centrée sur l’instant présent. Le corps en mouvement. En ressentant une certaine plénitude.

Et puis, aller marcher par chez moi, me permet de découvrir les trésors cachés et la beauté de la magnifique province du Luxembourg. J’aime l’idée qu’il ne faut pas spécialement aller loin pour être émerveillé et dépaysé. Plonger dans une forêt ardennaise c’est voir son pays différemment. Le trouver beau et charmant. Mystérieux. Envoûtant. Découvrir des richesses et des petites merveilles comme cette clairière avec de jeunes arbres, on dirait des bouleaux, des couleurs automnales en ce début de printemps, le soleil qui fait étinceler les hautes herbes brûlées par l’hiver, ces troncs d’arbres noirs qui tranchent dans ce décor chaud. Et il y a le bruit du vent dans les feuilles mortes des petits hêtres. J’aime la nature pour les somptueux tableaux qu’elle nous offre. J’aime la nature et son esthétique. Je vous parle de ce moment et je le revis. Je me sens sereine. Dans quelques jours, l’hiver fera place au printemps et je m’en réjouis. C’est une saison que j’apprécie particulièrement pour sa symbolique et l’énergie qu’il se dégage partout. C’est une saison très agréable et inspirante pour randonner. Le mois de mars, bien qu’encore un peu froid, est lumineux et fait couler un sang nouveau en nous. Tout comme la nature, je renais et retrouve une vitalité qui me donne des ailes.

J’avais envie de partager avec vous un bout de Belgique, de cette belle région qui m’a accueillie et qui m’émerveille chaque jour. Le matin, quand je vais conduire Sacha à l’école, nous traversons des bois, un petit village et arrivons au sommet d’une colline qui offre une vue à couper le souffle sur les environs. Dans ce petit pays qu’est la Belgique, à ce moment-là, on a l’illusion d’être dans de vastes étendues préservées de toute activité humaine. Tantôt on croise un renard. Tantôt un faisan. Tantôt une biche. C’est beau. Et à chaque fois, je me le dis.Vue depuis le haut de Borlon, Belgique

J’avais envie aussi de vous faire part du bonheur qui m’habite quand je marche dans la nature. Cette marche qui est essentielle à mon équilibre et qui rend mon âme poétique.

Tels les chevaux étant restés trop longtemps à l’écurie après un long hiver, je trépigne d’impatience de reprendre mes petites marches hebdomadaires en solitaire ou avec Joël. Quelques heures volées au quotidien. Quelques heures en suspension. Loin de toutes interférences sociales.

Episodes précédents : #1 Chinguetti en Mauritanie, #2 Syracuse en Italie, #3 Vila Praia de Ancora au Portugal et #4 Pula en Croatie.