osa_et_martin_johnson_les_amants_de_l'aventureVous les reconnaissez ? Il s’agit de Osa et Martin Johnson, les amants de l’aventure du début du 20e siècle, les pionniers des films documentaires animaliers en Afrique et dans les îles du Pacifique. Martin Johnson est un homme taillé pour l’aventure, un curieux de tout, un passionné de photographie. Avec Osa, il parcourt les océans et les terres lointaines et sauvages pour ramener des images inédites de civilisations, de paysages et d’animaux encore inconnus. C’est de ce couple d’aventuriers que je vais vous parler aujourd’hui au travers de trois lectures indispensables pour ceux animés par l’esprit d’aventure.

Les premières aventures de Martin Johnson

« On rêve d’un enfant, on l’élève, quand il vient, du mieux qu’on imagine, on se sent prêt pour lui à tous les sacrifices, on veut le protéger, et on n’élève jamais qu’un étranger. Qu’on blesse sans le savoir, qu’on tient sans le savoir en cage. Dans la cage de nos projets pour lui, forcément, et puis forcément dans celle de nos préjugés. Mais comment, dites-moi, faire autrement ? Pour tous les parents, quand ils regardent leurs enfants, le monde est une menace. Pour les enfants, c’est une promesse… » (La Beauté du Monde, Michel Le Bris)

Dès son plus jeune âge, Martin Johnson est un explorateur. Il explore d’abord les abords de la rivière. Passionné de photographie, qu’il découvre dans la boutique d’horlogerie de son père, Martin décide de quitter les bancs de l’école et de partir sur les routes en tant que photographe ambulant. Puis, il part sans un sou arpenter les terres d’Europe. De retour à la maison, alors qu’il lit le journal, Martin Johnson tombe sur une article de Jack London annonçant son prochain départ pour un tour du monde en voilier et son besoin de compléter son équipage. Toute personne désireuse de participer à son aventure doit envoyer sa candidature. Pour Martin, Jack London est un modèle, un mentor. Sans plus attendre, il se lance dans la rédaction de sa lettre de motivation en y mettant toute son âme. Et ça marche. Martin Johnson est convoqué par Jack London et embauché sur le Snark en tant que cuisinier. Sauf que Martin ne sait pas du tout cuisiner. Il deviendra rapidement le mécanicien de bord, remplacé par un cuisinier japonais. Il vit sur ce bateau avec Jack et Charmian London pendant presque deux ans sa première aventure marquante, celle qui lui fera faire le tour des Etats-Unis pour exposer ses photos lors de conférences, celle qui le poussera à repartir vers ces terres du Sud dans le but de réaliser des films.osa_et_martin_johnson_london_snark_photo_1

La croisière du « Snark » de Jack London

La Croisière du « Snark » qu’est-ce que c’est ? C’est l’épopée de Jack London dans les mers du Pacifique à bord du voilier qu’il a entièrement imaginé et fait construire : le Snark. Le projet initial, lancé sur un coup de tête au bord d’une piscine, était de faire le tour du monde en voilier. Celui-ci s’est malheureusement terminé en Australie pour des raisons médicales après s’être arrêté à Hawaii, aux Îles Marquises, à Tahiti, à Bora-Bora, aux Fidji, aux Nouvelles-Hébrides et aux Îles Salomon. Lorsqu’il commence son voyage, London n’avait que peu de connaissance de la navigation en pleine mer. Mais, cela ne l’empêche pas de prendre les commandes du bateau lorsque son capitaine le quitte. Dans ce texte, il nous parle donc de navigation, des rencontres avec les tribus « sauvages », de pêche, de surf, des maladies qu’ils contractent tous sur le bateau, de la vie à bord de ce petit voilier, de la vie des colons sur ces îles isolées… Même si parfois les descriptions sont un peu longues, le récit est passionnant. D’un côté, il donne envie de partir sur le champ vivre l’aventure. D’un autre côté, il montre ô combien l’aventure peut être difficile et comment elle met les corps et les esprits à rude épreuve. Il montre qu’il faut être fort pour traverser les difficultés et ne jamais baisser les bras. Finalement, on se dit qu’on n’est pas si mal dans son canapé à lire les aventures des autres.osa_et_martin_johnson_london_snark_1

Jack London vs Martin Johnson

Jack London est resté une figure emblématique de l’esprit d’aventure, notamment au travers de ces romans d’aventure tels que Croc-Blanc, L’appel sauvage ou Le loup des mers. Par contre, Martin Johnson est peu connu aujourd’hui. Il a pourtant été lui aussi un grand aventurier qui a laissé derrière lui une œuvre filmographique documentaire importante, les premiers témoignages filmés d’un monde qui n’existe plus, de régions où personne n’osait s’aventurer. Il est le premier à avoir filmé des animaux sauvages dans leur environnement naturel et de nuit. Il est le premier à avoir survolé les terres africaines. Il est le premier à avoir réalisé un documentaire parlant au Congo. Martin Johnson est un homme passionné. Passionné par la beauté du monde qu’il veut absolument montrer au monde.

Quand Martin rencontre Osa

Martin Johnson sans Osa ne serait pas Martin Johnson. Et pourtant rien n’augurait qu’ils seraient inséparables et vivraient ensemble, toujours unis, la vie qu’ils ont menée. Leurs premières rencontres sont marquées par l’exaspération d’Osa face à Martin qui ne se décourage pas et qui la demande même rapidement en mariage.

Osa est le pilier de Martin, sa muse, son soutien, son moteur. Il en fait l’image glamour de leurs expéditions en la mettant en scène au milieu de cette nature sauvage ou des tribus cannibales. Grâce à Osa, ils entrent plus facilement en contact avec les peuples. Osa est une femme enjouée et courageuse, attentionnée et orgueilleuse. Elle apporte sur les camps et dans les expéditions tout le confort d’un chez soi, allant même jusqu’à avoir un potager en pleine savane. Elle manie également parfaitement le fusil. Elle assure ainsi la chasse et les repas et couvre Martin occupé à filmer au plus près les animaux de la savane africaine ou les éléphants de la jungle de Bornéo. Elle tente de se montrer à la hauteur de la vie que Martin lui réserve, à la hauteur de Charmian London. Osa sacrifie sa vie et ses rêves au profit des rêves de son mari. Rêves qui deviendront les siens. Osa ne se remettra jamais de la mort de Martin et sombrera peu à peu dans l’alcoolisme.

« – (…) je deviendrais fou si je me croyais cloué ici pour le reste de mes jours.

(…) Je commençais à comprendre, un peu confusément encore, que j’avais épousé non seulement un original, mais un homme hanté par une idée fixe. Dès lors je me sentis appelée à une vie très différente de celle des autres ; il me sembla avoir fait preuve jusque là d’ambitions tout à fait inopportunes : avoir une belle maison, être élégante, voir mon mari réussir, et tant d’autres avantages matériels, tout cela m’avait paru essentiel ; et voilà que maintenant, rien qu’à regarder Martin, je sentais mes ambitions se tourner d’un autre côté. » (J’ai épousé l’aventure, Osa Johnson)

Une belle trouvaille : J’ai épousé l’aventure

osa_et_martin_johnson_j'ai_épousé_l'aventure_1En me promenant entre les échoppes de bouquinistes lors d’une Foire du Livre à Redu, le village du livre en Belgique, je me suis arrêtée chez un bouquiniste en train de fermer boutique. J’ai commencé à parcourir les tranches des livres et un nom m’a sauté aux yeux : Osa Johnson. Fébrile, je le prends et j’exulte ! La biographie de Osa et Martin Johnson écrite par Osa Johnson ! Une édition de 1952 publiée par Le Club du Livre du Mois.

Les livres d’Osa Johnson ne sont plus édités en français. Je le regrette car ils font partie de ces récits d’aventuriers mythiques. Peut-être sont-ils oubliés parce qu’ils sont d’une autre époque. Parce qu’ils peuvent sembler d’une certaine façon paternalistes et colonialistes. Un peu désuets peut-être. Il est vrai que certains propos et certaines attitudes pourraient choquer aujourd’hui. Et on ne ferait certainement plus de cette façon. Toutefois, il faut replacer ce récit et les aventures des Johnson dans leur contexte et dans leur époque. Osa et Martin sont modernes, précurseurs même. Ils s’ouvrent à la différence, ils ne la jugent pas, ils l’observent et la transmettent. Ils sont contre les expéditions de chasse en Afrique, mais tuent des animaux pour se protéger, pour réaliser leurs documentaires, pour se nourrir. Ils deviennent les ambassadeurs de la préservation de cette nature sauvage. Ils utilisent les locaux mais les paient et tentent de respecter leurs coutumes. Au risque de me répéter, ces récits sont un véritable témoignage sur une autre époque. D’un temps où l’on partait en expédition en Afrique avec des centaines de boys et où on montait des campements luxueux et confortables (indispensables toutefois à la bonne réalisation de leurs films).

J’ai épousé l’aventure de Osa Johnson

osa_et_martin_johnson_j'ai_épousé_l'aventure_lebris_1Osa Johnson nous raconte sa vie et celle de Martin de leur naissance jusqu’à la mort de Martin dans un accident d’avion auquel survivra Osa. Le récit s’arrête d’ailleurs sur les dernières paroles pleines de foi en l’avenir qu’ils se sont échangés avant de rentrer dans l’avion. On découvre leur vie au travers du regard d’Osa, d’une femme qui aime un homme qui l’a emmené vivre des choses exceptionnelles dans des endroits exceptionnels. Un homme qui lui a offert une vie loin des conventions. Un homme avec qui elle ne formait qu’un. Après la mort de Martin, Osa écrira les récits de leur vie d’aventure. Mais elle ne partira plus.

Osa Johnson nous présente un Martin Johnson enfant et puis adolescent. Elle nous livre aussi leur quotidien, leurs galères et leurs joies, leurs doutes et leurs peurs, leurs forces et leurs faiblesses. Elle nous emmène dans leurs chambres miteuses, dans leur quête du moindre dollar afin de pouvoir monter l’expédition rêvée de Martin : retourner aux îles Salomon et filmer les tribus cannibales.

« Et pourtant, comment comprenez-vous cela, vous autres ? Il est des voyages dont on se dit qu’ils vous font, vous révèlent à vous-mêmes, dont vous ne revenez jamais vraiment, comme s’ils tenaient en eux le sens même de la vie – et vous ne cessez jamais de les refaire, ensuite à travers vos autres voyages. » (La Beauté du Monde, Michel Le Bris)

Avec eux, nous embarquons sur ces bateaux qui les amènent aux Nouvelles-Hébrides, à Bornéo, à Bali, aux îles Salomon, au Kenya, au Congo belge et encore bien d’autres endroits. Par contre, elle ne s’attarde pas beaucoup sur leurs retours aux Etats-Unis et sur la vie qu’elle menait pendant que Martin montait ses films. Osa nous parle aussi des difficultés techniques et logistiques liées au matériel photographique, aux films, au développement. Transporter tout ce matériel dans des zones reculées sans routes. Se rendre dans ces zones humides ou très sèches avec ce matériel et réussir à conserver les films dans un état qui permette leur exploitation est un véritable exploit. Tout comme filmer des animaux ou des tribus de nuit.

Le récit est rempli d’anecdotes succulentes. Avec eux, on s’impatiente, on rit et on a peur surtout quand Martin, l’intrépide, ne lâche pas sa caméra alors qu’un troupeau de buffles se lance sur lui. Ces aventures exceptionnelles deviennent naturelles. Toutefois, elle ne nous dit pas tout. Certaines parties de sa vie, ses pensées profondes, ses douleurs, ne sont pas évoquées ou parfois seulement sous-entendues. Pour avoir une vue plus complète et plus profonde du personnage Osa, je vous conseille de lire également le merveilleux roman de Michel Le Bris, La Beauté du Monde. On ne lit pas J’ai épousé l’aventure pour le style ou la profondeur des réflexions. Mais pour l’aventure, le rêve, l’histoire, l’inspiration. Ce livre est le reflet de l’esprit d’aventure de ce début du 20e siècle : deux êtres unis qui n’ont qu’un seul objectif : partir à la découverte du monde sauvage et en rapporter des images.

La Beauté du Monde de Michel Le Bris

osa_et_martin_johnson_le_bris_beauté_du_monde_1Ce livre est un véritable coup de cœur dans le sens où il est pour moi une ode à l’aventure. En quelques mots : La Beauté du Monde est l’histoire d’une jeune fille, Winnie, choisie par Osa Johnson pour lui servir de nègre dans l’écriture de sa biographie. Winnie, fascinée par Osa, accepte ce rôle et commence à raconter l’histoire de Martin et Osa, non pas sous une forme factuelle, mais sous une forme romancée explorant davantage la nature profonde d’Osa et ses sentiments. Le roman couvre l’enfance d’Osa jusqu’à son retour de leur première grande expédition en Afrique. Par ce roman, Michel Le Bris nous parle aussi d’une époque pleine de rugissements, des Roaring Twenties, mais aussi de la fin d’une époque pour les aventuriers.

Ce roman montre le parcours de ces deux êtres : leurs rêves, leurs espoirs, leurs déconvenues et leurs réussites, leurs sept années d’errance au travers des Etats-Unis pour rassembler dollar après dollar la somme nécessaire pour monter leur expédition dans les mers du Sud, sur les traces de Jack London. Un roman qui nous montre qu’il faut de l’obstination, de l’absolutisme, de la persévérance, une énergie folle, le sens du spectacle et du marketing pour parvenir à ses fins. Il nous présente une Osa, extravertie et diplomate, la coéquipière parfaite pour Martin, timide et borné. Elle est le lien entre lui et la réalité du Monde. Elle lui apporte l’équilibre et elle capte le public par sa présence, son charme naturel, sa sensualité, son authenticité.

Une écriture exceptionnelle et vivante, une profondeur, une richesse. Michel Le Bris m’a offert des réflexions qui font écho en moi par rapport à ce besoin de voyager et de vivre l’aventure, à cette incapacité de rester sur place et de se contenter du chemin qu’on nous a tracé. Une réflexion sur ceux qui ne peuvent pas faire autrement et qui se résumerait, en gros, par ce besoin jamais satisfait de rechercher le monde, de s’en emplir, de combler un vide, de se confronter à la beauté du monde sans cesse renouvelée, au cœur même de la sauvagerie. La sauvagerie, cette part de nous-même que l’on ne peut ignorer est aussi la beauté du monde.

Ce que j’ai également aimé dans ce roman, c’est qu’il va plus en détail dans la vie quotidienne des Johnson, mais aussi dans les pensées d’Osa. Ce n’est pas juste une biographie, c’est un roman. Un roman qui nous permet de rencontrer tous les aventuriers et les personnages importants qu’ils ont côtoyés dans ces années Folles. Je dirais que ce roman est plus complet pour découvrir les Johnson et même plus vrai et plus sincère. Peut-être est-ce là que réside la magie du roman qui nous le fait croire.

Des extraits de La Beauté du Monde

Quelques extraits inspirants… Pour les voyageurs, pour les aventuriers, pour ceux qui, comme moi, n’ont qu’une obsession : partir.

« L’aventure était bien le monde des enfants indociles. Là, le monde redevenait simple, réduit à la nécessité de survie, à l’urgence de la quête, sans plus les tourments des adultes englués dans la grande fourmilière, bardés de conformismes, écrasés de soucis. Tous autant qu’ils étaient gardaient quelque chose de Peter Pan au royaume de Neverneverland. »

« – D’aussi loin qu’il m’en souvienne, je n’ai jamais eu d’autre idée en tête que : partir…

Comment expliquer, interrogeait Andrews, que certains naissent ainsi, rongés de nostalgie, à croire qu’une part d’eux-mêmes leur manque, sans laquelle ils ne peuvent vivre, et qu’il leur faut traquer, en vain, jusqu’au bout du monde. »

« (…) l’étrange sentiment de se sentir partout étranger ici-bas en quête, toujours vaine, d’un royaume perdu. »

« Car il y avait un mystère, en tout voyage. On rêve, on échafaude des projets, on étudie des cartes, et puis l’on part, en croyant savoir où l’on va. N’est-ce pas cela un voyage : se rendre quelque part ? Mais les « vrais » voyages, ceux qui comptent vraiment, auxquels on revient sans cesse, précisément parce qu’on n’en est pas encore revenu, de les avoir vécus, sont ceux, nous le savons bien tous, où il s’est passé « quelque chose ». Quoi ? c’est toute l’affaire. Quelque chose qui vous a conduit où vous ne pensiez pas aller, et vous a transformé, dont il vous semble, à votre retour, qu’il fallait qu’il en aille ainsi, qu’une urgence plus haute vous requérait, là où vous n’aviez vu d’abord que le hasard. Cet imprévu qui vous a dévié de votre chemin, ce n’était donc pas une succession disparate de sensations, un chaos confus d’événements : voyage il y avait parce qu’ils s’organisaient dans une courbe rétrospectivement nécessaire, dessinaient une forme. »

« Les autres ! Ils étaient là, qui les avaient attendus tout ce temps, ils revenaient en force, les envahissaient, exigeaient leur dû, ne leur laisseraient bientôt plus de répit : les autres, le monde gris de l’ordinaire des jours, des obligations et des tracas. »

Une source d’inspiration

Jack London a toujours incarné pour moi l’esprit d’aventure. Il poursuit ses rêves. Il va à la rencontre de l’autre, de l’inattendu, de l’incertain. Avec confiance. Avec persévérance. Avec foi même. Et il en est de même de Martin Johnson. Que ce soit Jack London ou ce dernier, ces hommes nous montrent que l’obstination et l’absolutisme permettent d’arriver à ses fins, de rendre ses rêves, même les plus fous, vrais. Il ne s’agit pas que d’une question de chance. Il faut y croire, il faut travailler, s’accrocher et ne jamais baisser les bras. Il faut savoir communiquer, il faut savoir ce que l’on veut, ce pour quoi on est doué et où on veut aller. S’investir dans ce que l’on fait pleinement et totalement. Y aller envers et contre tout.

Ces livres font rêver d’aventures et de voyage. Ils sont une source d’inspiration pour toute personne qui désire vivre de ses rêves et qui ne peut pas faire autrement que de partir.

Et il est certain qu’un jour j’irai aux Etats-Unis sur les terres du Kansas de Osa et Martin, à Chanute en particulier, au Martin & Osa Safari Museum et sur celles de Californie et d’Alaska de Jack London.

 

Et vous, connaissiez-vous Osa et Martin Johnson ? Aimez-vous Jack London ? Quels aventuriers sont pour vous une source d’inspiration ?

 

La Croisière du « Snark », Jack London, Phébus libretto, 2006 (Avec une magnifique préface de Jacques Gamblin)

La Beauté du Monde, Michel Le Bris, Points, 2009

J’ai épousé l’Aventure, Osa Johnson, Le Club du Livre du Mois, 1952 (Traduit de l’américain par Geneviève Meker)

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