Collection « Errances »

Le vagabondage apporte le bienfait de se couper des nouvelles tragiques de l’univers médiatisé pour éprouver le réel.

Errer à la découverte du monde est à chaque départ une aventure de la connaissance.

En se substituant à l’entourage imposé, à la réalité inéluctable, l’errant s’offre une récréation du réel. Que l’on ne se méprenne pas, ce qui est invoqué vogue au-delà du divertissement, cet artefact dont les seuls buts sont de faire consommer et oublier sa condition à la multitude. Il s’agirait plutôt de voir le voyage comme une découverte de la conscience et de son lien avec le monde, une exploration de l’extériorité et de l’intériorité. L’errance, perçue comme une déambulation vers l’inconnu, vers l’autre, le grand Tout a ceci de commun avec la poésie : elle donne le mode d’emploi du monde.

Flâneries bohémiennes guidées par une envie ou par lyrisme géographique, un souvenir, un son, un fantasme, un amour, un songe d’enfance, une rencontre ou peut-être même juste par un goût d’épice, le voyageur s’embarque sans but précis et relate.

Tantôt circumnavigation, tantôt cabotage ; parfois balade ou alors pérégrination ; brièvement lors d’une promenade ou longuement lors d’un périple ; ces Errances parlent du départ, du cheminement sans calculs ou prévisions ni autre désir d’accomplir à profusion, juste être sur le sentier, la route, la voie. Soi et le monde.

La collection Errances propose un éventail de visions nomades, de fractions d’existences voyageuses, de rêveries vagabondes, de digressions aventureuses.

De courts textes dans un format qui suscite de se voir glisser dans une poche, une besace et emmener tout près ou loin ou très loin.

Des récits puis parfois des photos, un croquis, une carte, un poème, rien de normé ou calibré, comme pour la destination : erratique et imprévu dans le contenu. Un reste de liberté couché sur du papier ivoire, des mots qui soustraient un instant aux attentes du quotidien.

Souffleur de désirs nomades, de saveurs épicées, de mélodies lointaines ou de patronyme évocateur, Errances est un prétexte à se libérer des impositions conformes afin d’embarquer pour l’ailleurs.

 

En route !

Les titres

Vers Varsovie. Une errance ferroviaire, Joël Schuermans

Sortir par un matin d’automne de sa roulotte. Se rendre à la gare la plus proche et monter dans le premier train qui passe. Aller vers un de ces lieux qui habite l’imaginaire des voyageurs : Varsovie…

Errer de gare en gare, de train en train, de lieu en lieu. Être emporté par l’ivresse des rails et laisser son esprit vagabonder autour de l’errance choisie, de la liberté et du romantisme. Atteindre le bout de la ligne et repartir aussitôt.

L’aventure au pas de sa porte. Récit d’une errance ferroviaire vers Varsovie.

Si vous pensez que votre travail a toute sa place dans cette collection, si vous voulez en savoir plus ou si vous souhaitez nous soumettre votre manuscrit, contactez-nous à partispour@gmail.com.