Donner du sens au voyage

par | 5 Juin,2016 | Réflexions | 5 commentaires

Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours rêvé secrètement d’aventures et d’expéditions. Je rêvais d’embarquer sur un bateau pour devenir écrivain de bord. Ou d’aller en Afghanistan pour aider à défendre les droits des femmes. Ou encore de soigner les animaux de la savane africaine victimes de braconnage. Je rêvais de découvrir le Kamchatka et de traverser le Sahara d’ouest en est. Je rêvais de découvertes, de nouveaux paysages, d’expériences fortes, d’éblouissements. Je me voulais livrée au monde. Je me voulais vivante. Vibrante. Exploratrice. Engagée. Qu’en ai-je fait de ces rêves ? Ai-je été à leur hauteur ? Il n’est pas encore question de bilan mais, depuis notre voyage au Sénégal, je m’interroge sur le sens de mes voyages. Est-ce que je voyage comme cette jeune fille l’imaginait ? Est-ce que je suis engagée ? Est-ce que je vis des aventures ? Est-ce que mes déplacements ont du sens ?

Un impératif : le mouvement

Est-ce les gênes ancestraux qui coulent dans mes veines ? Ou le fait que je me sente comme un ours en cage lorsque je suis entre quatre murs ? Le fait est que j’ai besoin de mouvement, de déplacement, de changement. La répétition m’ennuie. Le quotidien m’angoisse. Je dépéris après quelques mois dans la même situation. Je n’y peux rien. C’est comme ça. Au plus profond de moi. Il me faut alors déménager et changer d’emploi. Changer de lieu, d’énergie, de paysage. S’en aller. Cela rend ma vie tout à fait instable, imprévue, désorganisée. Et j’aime ça ! Il m’a fallu du temps pour arrêter de lutter contre cette force qui m’anime. Et surtout la comprendre et vivre avec. Petit à petit, je l’apprivoise et j’écris ma vie en fonction. Avec le mouvement. Avec ce besoin de changement. Je prends mes marques. Depuis bientôt 7 ans, aucune année ne ressemble à l’autre. Et toutes ont été intenses et riches en expériences. J’ai appris beaucoup sur moi, sur le monde, sur les relations. Le mouvement m’est toujours essentiel mais avec sûrement plus de maturité et de conscience. J’aime toujours autant être sur la route. Conduire et voir les paysages défiler. Libre de mes mouvements. Libre de m’arrêter. Dans la simplicité de la route. S’arrêter et être dehors. Marcher, sentir le soleil me réchauffer ou la pluie couler sur le visage, pique-niquer. Ecouter le silence une fois le moteur arrêté. Ecouter de la musique la fenêtre ouverte avec le vent qui fait danser mes cheveux. J’aime la route.

J’aime aussi prendre le train. Me laisser glisser sur les rails, bercée par le roulis du train, les yeux perdus dans le paysage. Je me sens pleinement présente au monde. Là où je dois être. A ma place. Et puis, j’aime marcher. Ecouter la nature. Mettre mon corps en mouvement. Sentir la distance, le sol, l’air. Avoir mal aux jambes et au dos après une journée de marche. J’aime observer la nature et ses secrets. Conduire, marcher, prendre le train… Le corps en mouvement. L’esprit serein. Là où je dois être à chaque fois.

J’suis pas une fille qui court après les hommes, c’est ça que je veux dire, les hommes je m’en fous, mais il faut me laisser libre autrement je m’en vais… De toute façon je m’en vais toujours. Je peux pas m’en empêcher. Ça me rend folle quand on m’oblige à rester, dans un lit, une maison, ça me rend mauvaise. Je suis pas vivable. Être une petite femelle c’est pas pour moi. Je veux qu’on me laisse courir.

Catherine Poulain

Le grand Marin

Donner un sens au mouvement

Pourtant, je prends conscience que, bien que je sois dans le mouvement, je ne fais que visiter, être de passage, profiter, prendre sans rien donner, sans m’engager, sans réellement créer, sans m’imprégner. Je voyage mais je ne vis pas réellement les aventures que j’imaginais. Tout cela manque un peu d’intensité. D’engagement. De constructif. De créatif. D’absolu. D’entier. De vie… Nous bougeons. Nous visitons. J’emmène mon fils un peu partout. Nous voyons des paysages extraordinaires. Nous vivons des moments de grâce. Nous apprenons beaucoup. Nous baignons dans le mouvement. Nous marchons beaucoup. Nous rencontrons des gens. Nous avons parfois l’impression de vivre l’aventure. Mais quel est le sens de tout ça ? Qu’est-ce que j’en retire ? A vrai dire, ces voyages m’ont apporté beaucoup et m’amènent justement à me poser la question du sens. Donc, je ne les regrette pas. Je les bénis. Ils ont fait ce que je suis. Et j’ai désormais envie de voyager autrement. De donner du sens à mes déplacements. De créer un projet. D’aborder le voyage avec un angle d’approche. Une vision. Ou une action. J’ai décidé de faire de ma vie un voyage. Je ne peux pas continuer à juste être touriste, à me balader en découvrant les attractions touristiques et musées, à aller d’hôtels en hôtels. Je ne me sens pas en paix dans cette manière de faire.

Alors, donner du sens, c’est, pour moi, aller plus lentement, s’imprégner, comprendre, explorer un endroit, créer du lien, s’immerger. C’est avoir une raison d’être où l’on est autre que la satisfaction d’un plaisir personnel. C’est être témoin du monde, des traditions, des réalités écologiques, sociales, économiques et culturelles. Être témoin du passé et du présent. Du futur qui s’annonce. Être témoin des bouleversements qui chamboulent le monde. Être témoin pour éveiller les consciences. Être témoin pour agir. Au travers de l’écriture et de la photographie. En Grèce, au Mali ou en Inde par exemple. C’est aussi, d’une manière peut-être moins ambitieuse et plus égoïste, voyager en suivant une thématique ou en poursuivant un objectif clairement défini. Voyager avec des projets bien précis qui justifient le voyage et notre présence. Enfin, donner du sens au voyage, c’est également remettre en perspective et prendre de la distance par rapport à nos modes de vie, à notre manière d’appréhender le monde et à nos normes sociales. Apprendre à relativiser, à s’ouvrir et à tolérer. Ce sens me semble d’autant plus important lorsque l’on a un enfant. Alors, au lieu de visiter un endroit en quelques heures ou quelques jours, il me semble bien plus intéressant de vivre là où d’autres vivent différemment. Voir peut-être moins de curiosités naturelles, moins d’attractions touristiques pour être plus en contact avec le quotidien, avec les valeurs, avec une autre perception du monde. Et donc, cela implique de prendre le temps. Prendre le temps de s’imprégner. De se poser. De regarder. De sourire. De parler. De marcher. De jouer. Prendre le temps pour partager. Et donner du sens.

Une révélation au Sénégal

Au Sénégal, chaque personne rencontrée me demandait si j’étais en vacances ou comment se passaient mes vacances. Mais pour moi, je n’étais pas en vacances. Et pourtant, j’étais bel et bien en vacances. Qu’est-ce que je faisais là ? Je visitais la Casamance. Sans itinéraire, sans préparation, sans budget. Avec un billet retour. Je n’avais pas d’autre but que celui d’être là et de visiter le pays. Et je me suis sentie inutile, enfant gâtée, chanceuse, indécente même. J’étais dans ce pays en toute liberté et facilité alors que les sénégalais obtiennent très difficilement le visa pour se déplacer librement et n’ont souvent pas les moyens. Et que fais-je de cette liberté et de cette chance ? Je visite. Je n’apporte rien. Je ne crée rien. Enfin, j’ai le loisir d’écrire pour mon blog. Je fais vivre des expériences enrichissantes et inestimables à mon fils. Pas assez. Pas entièrement. J’ai ressenti les prémices de ce que pouvait être le voyage comme je l’imagine à présent lorsque nous sommes restés une semaine à Cachouane. Je me suis sentie commencer à faire partie du village. Sacha a vécu avec les enfants et a même eu la chance d’aller à l’école. J’aurais pu vivre une expérience d’immersion. Pourtant, je suis partie. J’ai continué le voyage. Toujours animée par la volonté de voir plus. De bouger. Ne réalisant pas encore que j’avais trouvé là ce que je recherchais d’un voyage. Le vide que j’ai ressenti par la suite était d’une part lié à l’absence de Joël et d’autre part à ce manque de profondeur dans mes rencontres tant avec les personnes qu’avec les lieux. L’impression de survoler, d’être uniquement voyeuse. Créant ainsi un manque de vibration. Donc de vie. Depuis, cette question me taraude et je ne cesse de réfléchir à la manière de la résoudre.

Ils étaient dans la vraie vie. Et moi au port, en rade, dans ce rien quotidien ponctué de règles, le jour, la nuit, divisés. Le temps captif. Les heures morcelées en un ordre fixe. Manger, dormir, se laver. Travailler. Et comment s’habiller et pour avoir l’air de quoi. Se servir d’un mouchoir. Les femmes : cheveux domestiqués autour d’un visage rose et lisse. Des larmes me sont venues. Je me suis mouchée entre mes doigts. J’ai regardé encore longtemps la mer. J’attendais le Rebel. L’horizon restait nu.

Catherine Poulain

Le grand Marin

Quels projets mettre en place ?

Je ne manque pas d’idées. Le plus compliqué, quand on est en couple, est de trouver des projets dans lesquels chacun puisse s’y retrouver. Et d’autant plus quand on a un enfant et qu’un autre nous rejoint pendant les vacances scolaires. La question de l’argent pour réaliser ces projets et assumer certaines charges mensuelles que nous avons essayé de limiter au maximum se pose aussi. Il y a mes envies, le temps qui passe trop ou pas assez vite, ma confiance en moi, l’entourage… Comment définir un nouveau projet de vie ? Comment me définir ? Je n’aime pas me définir. Je n’aime pas rentrer dans des cases. Je n’aime pas porter d’étiquette. Je ne suis rien. Je suis moi dans le monde. Je désire faire ce dans quoi je me sens bonne, à ma place, en paix avec ma conscience aussi. Est-ce un nouveau projet de vie ? Pas vraiment au final. Juste une évolution. Qui implique de prendre des décisions pour l’avenir en intégrant cette nécessité du sens. Pour l’avenir. Mais aussi pour l’immédiat. Pour me sentir vivante. Pour donner du sens à ma vie. Là, Joël est retourné au Mali. Pourrais-je le rejoindre ? Rien n’est moins sûr… Pourtant, y aller aurait énormément de sens pour moi tant d’un point de vue personnel que d’un point de vue solidaire. Même si ce n’est pas l’endroit où l’on rêverait d’aller pour le moment avec un enfant. Même si cela semble assez risqué. Même si… Les semaines à venir vont être décisives à ce sujet. Et puis, sinon, j’ai d’autres projets à mettre en place. Pour l’instant, concrètement, c’est encore flou. Je souhaite faire une longue marche avec Sacha et m’améliorer en photographie. Est-ce que cela a plus de sens que de visiter un pays ? Je n’en sais rien. Je voudrais également continuer d’explorer la Bosnie-Herzégovine et écrire un livre sur ce pays. Et puis, il y a tous les projets que nous avons en commun avec Joël. Des projets qui ont du sens. Un sens artistique. Un sens philosophique. Un constat sur le monde. Alors, bientôt, ces projets redeviendront notre priorité. Et nous retrouverons un sens commun. Et l’intensité de la vie… Et l’absolu !

Embarquer, c’est comme épouser le bateau le temps que tu vas bosser pour lui. T’as plus de vie, t’as plus rien à toi. Tu dois obéissance au skipper. Même si c’est un con – il soupire. Je ne sais pas pourquoi j’y suis venu, il dit encore en hochant la tête, je ne sais pas ce qui fait que l’on veuille tant souffrir, pour rien au fond. Manquer de tout, de sommeil, de chaleur, d’amour aussi, il ajoute à mi-voix, jusqu’à n’en plus pouvoir, jusqu’à haïr le métier, et que malgré tout on en redemande, parce que le reste du monde vous semble fade, vous ennuie à en devenir fou. Qu’on finit par ne plus pouvoir se passer de ça, de cette ivresse, de ce danger, de cette folie oui !

Catherine Poulain

Le grand Marin

Le Grand Marin

J’aurais pu mettre des extraits de nombreux récits d’aventuriers. De ces aventuriers qui occupent mes heures de lectures depuis de nombreuses années. Ella Maillart, Nicolas Bouvier, Nicolas Poussin, Bruce Chatwin… Mais j’ai choisi volontairement de partager des extraits tirés du roman de Catherine Poulain, Le Grand Marin. Le récit d’une jeune femme qui rêvait de partir au bout du monde, de rejoindre The last Frontier et qui s’est fait engager sur un bateau de pêche pour vivre intensément, pour ressentir les éléments, pour échapper à l’ennui. Elle y rencontre un monde d’hommes rude, sauvage et effrayant, elle adopte la vie des marins et elle rencontre l’amour. Catherine Poulain a pêché pendant dix ans en Alaska avant de se faire expulser car elle n’avait pas de permis de séjour. Elle livre un récit intense et sauvage. L’appel du large, de la liberté, de la vie. Ce roman est un véritable coup de cœur. Une pépite ! Une admiration pour ce petit bout de femme qui n’a rien à envier aux hommes. Courage, passion, obsession, entêtement. Ce livre est tombé dans mes mains alors que ma réflexion autour du sens que je voulais donner à mes voyages futurs commençait à prendre forme, à s’éclaircir, à s’affiner. Elle est arrivée comme un témoin. Une justification supplémentaire à ce que je ressens. Catherine Poulain est partie pour vivre. Parce que c’était essentiel. Parce qu’elle ne pouvait faire autrement. Elle a vécu une expérience incroyable. Pleine de sens. Sans emphase. Sans démonstration. Sans étalement.

Rêves et réalité

Et puisque je réfléchis au sens du voyage, j’ai repensé à tous ces rêves que j’avais enfant. Et qui ne se sont pas réalisés. Qui peut-être ne réaliseront jamais. Mais, j’aimerais me reconcentrer sur eux. Sur ce qu’ils sont. Car ils sont toujours là. Tapis dans mon esprit. Ils dirigent mes envies. Mes choix de vie. Je suis une rêveuse. Je vis dans le rêve et j’ai beaucoup de mal à revenir les pieds sur terre. Saint-Exupéry n’écrivait-il pas dans Le Petit Prince, « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité » ? Je m’applique chaque jour à suivre ce conseil. Et je savoure la chance d’avoir vécu des moments de rêve tout comme d’avoir rendu certains rêves réels. Alors, pour tenter de réaliser mes rêves d’enfant, de retrouver le sens perdu du mouvement, je suis en train de me pencher sur la liste de toutes ces envies qui habitent mon esprit. Les analyser une par une, décider de leur pertinence et les préciser au besoin. Je vous livrerai bientôt quelques-uns de ces voyages, de ces expériences, de ces aventures, de ces projets que j’espère concrétiser.

La vie nomade a-t-elle un sens ?

Avec la sortie de notre livre Chronique d’un départ et les rencontres que nous faisons à cette occasion, la question du sens du voyage et de la vie nomade reprend une place importante dans mon esprit. Je ressens le besoin d’un changement, d’une rupture à nouveau. Je ressens intensément le besoin de donner du sens à mes déplacements. Je ressens le besoin de construire, de m’engager dans des projets, de m’investir dans le temps. C’est un peu comme si, avec ce livre, je pouvais enfin tourner la page de cette vie rêvée, de cette vie en van sur les routes du monde, bien trop vite achevée à mon goût. Depuis notre retour en Belgique, je n’ai eu de cesse de vivre avec la nostalgie de ces plus beaux mois de ma vie et de rechercher l’intensité et la paix intérieure qui les caractérisaient. Là était ma place. Je l’avais senti au plus profond de moi. Et puis, tout s’est effondré, j’ai essayé de me reconstruire, de ressentir à nouveau ces émotions, de rester vivante. Nous sommes restés nomades, différemment. Nous avons voyagé. Mais, avec le recul, je me rends compte que je n’étais pas totalement présente, totalement investie, habitée par la nostalgie, une sorte de vide, une certaine rancœur et la peur de perdre à tout jamais la joie, la vibration, le souffle de liberté. Je n’ai pris aucun engagement, je suis restée en suspens, j’ai visité, j’ai bougé. J’ai appris beaucoup. J’ai élevé mon fils dans ces valeurs de liberté, de simplicité, de volonté, de conscience, d’ouverture au monde, de curiosité. Mais, le cycle se termine. J’ai pris conscience qu’il était temps de passer à autre chose. Il me manquait quelque chose dans cette vie nomade, quelque chose d’essentiel et de profond. Le fait d’avoir travaillé sur le livre, de l’avoir publié et présenté devant de nombreuses personnes, le fait d’avoir monté une exposition évoquant cette page de notre vie m’ont fait comprendre que je ne revivrais plus jamais les mêmes émotions et que j’étais bloquée par la peur. Je dois à nouveau me lancer dans le vide. Faire un grand saut, suivre mon instinct, faire confiance, rechercher le souffle, donner du sens. Alors, quel est ce grand saut ? Quel nouveau sens donner à ma vie ? Et donc, au voyage ? Pourrais-je vivre sans voyager ? Pourrais-je ne plus aller admirer toutes les beautés ? Si, mais différemment encore une fois. J’aimerais retrouver le temps. Le temps de bien faire les choses. Le temps de respirer, de vivre, de jouer, de chanter, de rire. Le temps de créer, d’imaginer, d’explorer. Le temps de me plonger dans mon monde intérieur, de l’explorer, de m’écouter. Le temps d’être présente au temps. J’aimerais lancer notre maison d’édition et publier de beaux ouvrages, des guides, des récits qui sont autant d’invitation au voyage qu’à une réflexion sur notre société. Dire le monde, témoigner. J’aimerais publier nos livres mais aussi travailler avec des auteurs-voyageurs qui portent un regard curieux sur le monde, qui ouvrent les possibles, qui attisent les rêves. Et prendre le temps de faire de beaux objets et de belles rencontres. J’aimerais ne plus voyager que dans le cadre de l’accomplissement de rêves et de projets professionnels et/ou artistiques. J’aimerais davantage créer et m’ancrer dans une communauté, être plus en contact avec la nature et les éléments, ressentir les vibrations et l’excitation d’une nouvelle aventure. Et retrouver le sens. Le chemin se dessine petit à petit. Il s’imagine. Quitter la vie nomade sera la grande décision de cette fin d’année 2017. Je tire ma révérence tout en sachant que nous resterons toujours de libres vagabonds puisque c’est de cette façon que nous menions chacun notre vie bien avant que nous ne décidions de vivre en van sur les routes du monde un jour de 2010. Nous avons toujours suivi nos envies, nos instincts, nos rêves. Nous aimons les défis fous et improbables. Nous aimons avoir plusieurs casquettes et expérimenter la vie. Qu’il est bon de commencer un nouveau chapitre et de se sentir libérée de l’enfermement dans lequel je m’étais mis. De quoi sera fait 2018 ? Nous partirons dans le Grand Nord, irons en Russie et publierons un ou deux livres, pour le reste nous n’en avons encore aucune idée. Mais, je sens que je retrouve le sens.

Et vous, quel sens voulez-vous donner à vos voyages ?

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